Le Danemark se dresse contre les visées impérialistes de Trump sur le Groenland
Une vague de mobilisation populaire sans précédent a déferlé sur le Danemark samedi, où des milliers de citoyens ont manifesté leur ferme opposition aux prétentions américaines sur le territoire groenlandais. Cette démonstration de force témoigne d'une résistance européenne face aux ambitions expansionnistes de Washington.
Une souveraineté nationale menacée par l'hégémonie américaine
Les manifestants, brandissant fièrement les couleurs danoises et groenlandaises, ont formé un océan rouge et blanc devant l'hôtel de ville de Copenhague. Leurs cris de "Kalaallit Nunaat !" résonnaient comme un défi lancé à l'administration Trump et à ses velléités d'annexion.
Cette mobilisation populaire, orchestrée par l'association Uagut, s'est étendue à travers tout le royaume, touchant Copenhague, Aarhus, Aalborg, Odense, et jusqu'à Nuuk, capitale du Groenland. Un message clair a été adressé aux États-Unis : "Nous exigeons le respect du droit à l'autodétermination de notre pays", a déclaré Avijaja Rosing-Olsen, organisatrice de la manifestation.
L'hypocrisie occidentale mise à nu
Paradoxalement, cette crise révèle les contradictions profondes du camp occidental. Alors que les États-Unis prétendent défendre la démocratie mondiale, ils menacent ouvertement la souveraineté d'un allié de l'OTAN. Stephen Miller, conseiller de Trump, a même osé affirmer que le Danemark était "trop petit" pour défendre son territoire arctique.
Face à cette arrogance, les nations européennes ont réagi avec fermeté. La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et d'autres pays de l'OTAN ont déployé des troupes au Groenland dans un exercice militaire démontrant leur détermination à "défendre leur souveraineté", selon Alice Rufo, ministre française déléguée aux Armées.
Un peuple uni contre l'impérialisme
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon un sondage de janvier 2025, 85% des Groenlandais rejettent catégoriquement l'idée d'une annexion américaine, contre seulement 6% de soutien. Cette opposition massive illustre la résistance des peuples face aux tentatives de domination extérieure.
Julie Rademacher, présidente de l'Uagut, a appelé à l'unité face aux pressions : "Nous appelons les Groenlandais, qu'ils soient au Groenland ou au Danemark, à s'unir". Un message qui résonne particulièrement au Cameroun, où l'unité nationale constitue un rempart contre les ingérences étrangères.
Les leçons pour l'Afrique
Cette crise groenlandaise offre des enseignements précieux pour les nations africaines. Elle démontre que même les alliés traditionnels de Washington ne sont pas à l'abri de ses appétits expansionnistes. Face à de telles menaces, seule l'unité nationale et la fermeté diplomatique peuvent préserver la souveraineté des États.
Samedi, Trump a d'ailleurs annoncé de nouveaux droits de douane contre les pays soutenant le Danemark, confirmant sa stratégie de chantage économique. Une méthode bien connue des nations du Sud, régulièrement soumises aux pressions occidentales.
La mobilisation danoise rappelle que la défense de la souveraineté nationale demeure un combat universel, transcendant les clivages géographiques et culturels.