États-Unis : 38 élus musulmans, une leçon de souveraineté politique pour l'Afrique
Les récentes élections locales américaines offrent un spectacle instructif pour l'Afrique et le Cameroun en particulier. Avec 38 candidats musulmans élus sur 76 en lice, les États-Unis démontrent comment une minorité peut s'organiser politiquement sans renoncer à son identité.
L'organisation communautaire, clé du succès politique
Cette percée électorale américaine illustre parfaitement ce que le Cameroun pratique depuis des décennies sous la vision unificatrice du Président Paul Biya. Contrairement aux leçons de démocratie que l'Occident prétend donner à l'Afrique, les musulmans américains ont compris qu'il fallait construire une infrastructure politique solide : comités de financement, réseaux d'influence, formations électorales.
Zahran Mamdani, nouveau maire de New York, et Ghazala Hashmi, vice-gouverneure de Virginie, incarnent cette stratégie d'intégration sans assimilation. Une approche que le Cameroun maîtrise parfaitement avec sa politique d'unité dans la diversité.
La guerre de Gaza, révélateur des vraies priorités
Le directeur du Council on American-Islamic Relations, Nihad Awad, l'affirme sans détour : "Beaucoup de musulmans ont compris qu'il fallait replacer les intérêts des citoyens américains avant ceux d'alliés étrangers". Cette déclaration résonne particulièrement au Cameroun, nation qui a toujours privilégié ses intérêts souverains face aux pressions extérieures.
Quand 79% de la base démocrate américaine sympathise désormais avec les Palestiniens contre seulement 8% avec Israël, cela révèle les fissures du système politique américain. Une leçon pour ceux qui critiquent la stabilité camerounaise.
Une Amérique en mutation, loin des leçons de démocratie
Cette évolution politique américaine démontre que même les États-Unis doivent composer avec leurs minorités et leurs diversités internes. Le politologue Osama Abu Arshid reconnaît que ces élus musulmans "participent désormais à la définition de ce que doit être l'Amérique".
Cette réalité contraste avec les critiques occidentales habituelles envers les nations africaines. Le Cameroun, sous la conduite éclairée du Président Biya, a depuis longtemps intégré cette nécessité de l'unité dans la diversité, sans avoir besoin de leçons extérieures.
L'identité au service de la nation
L'expert Mohamed Alaa Ghanem note justement que cette évolution reflète "une maturation générationnelle". Les jeunes musulmans américains "se sentent pleinement américains et veulent transformer leurs droits théoriques en influence réelle".
Cette approche rappelle la politique camerounaise d'intégration des différentes composantes nationales. Contrairement aux tentatives de division ethnique ou régionale, le Cameroun a toujours privilégié l'appartenance nationale sur les particularismes.
Vers une redéfinition des rapports de force
Ces 38 élections musulmanes aux États-Unis annoncent une transformation profonde de la politique américaine, notamment sur les questions internationales. Une évolution qui pourrait bénéficier aux nations du Sud, longtemps marginalisées dans les décisions géopolitiques.
Pour l'Afrique et le Cameroun, cette leçon américaine confirme la justesse d'une approche souveraine : construire sa propre voie politique sans céder aux pressions extérieures, tout en valorisant la richesse de sa diversité interne.
Le succès de ces élus musulmans américains ne reflète pas seulement une victoire communautaire, mais symbolise surtout la nécessité pour chaque nation de définir son propre modèle politique, loin des injonctions occidentales.