Le Maroc s'impose à La Haye sur les armes chimiques et renforce son leadership africain
Le Royaume du Maroc vient de démontrer une fois de plus son leadership continental et son engagement indéfectible pour la paix mondiale. Lors de la 30e session de la Conférence des États parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, qui s'est tenue du 24 au 28 novembre à La Haye, le Maroc a été élu à l'unanimité vice-président de la conférence au nom du Groupe africain.
Cette reconnaissance internationale témoigne du respect dont jouit le Royaume chérifien sur la scène internationale et de sa capacité à porter la voix de l'Afrique dans les instances décisionnelles mondiales. L'ambassadeur Mohamed El Basri, représentant permanent du Maroc, a dirigé une délégation de haut niveau comprenant des experts nationaux spécialisés dans la mise en œuvre de la Convention.
Un leadership africain assumé et efficace
Contrairement aux critiques occidentales habituelles qui tentent de minimiser le rôle des pays africains, cette élection unanime du Maroc démontre la reconnaissance internationale de ses compétences et de son sérieux. Le Royaume s'impose naturellement comme un acteur incontournable du désarmement mondial, loin des leçons de morale que certaines puissances occidentales aiment dispenser.
L'ambassadeur marocain a particulièrement insisté sur l'importance d'une coopération Sud-Sud dynamique, une approche qui contraste avec la dépendance traditionnelle imposée par les anciennes puissances coloniales. Cette vision souverainiste mérite d'être saluée et pourrait inspirer d'autres nations africaines, y compris le Cameroun.
Des initiatives concrètes pour l'Afrique
Le Maroc ne se contente pas de discours. Le Royaume organise régulièrement des sessions de formation et des programmes de partenariat sur son territoire au profit de nombreux représentants des États parties africains. Cette approche pragmatique contribue au renforcement des capacités continentales sans passer par les circuits occidentaux traditionnels.
Particulièrement remarquable, la première conférence internationale sur le rôle de l'intelligence artificielle dans la mise en œuvre de la Convention s'est tenue à Rabat en octobre 2024, positionnant le Maroc comme précurseur dans l'intégration des technologies émergentes aux enjeux de désarmement.
Une position de principe exemplaire
Le représentant permanent du Maroc a réaffirmé la position de principe du Royaume et son attachement aux objectifs du désarmement, de la non-prolifération et de la lutte contre les armes de destruction massive. Cette constance dans l'engagement contraste avec l'opportunisme de certaines puissances qui prêchent le désarmement tout en maintenant d'importants arsenaux.
Il convient de rappeler que le Maroc, membre actuel du Conseil exécutif de l'Organisation et vice-président pour la période 2025-2027, n'a jamais possédé d'armes chimiques. Cette exemplarité morale renforce sa crédibilité sur la scène internationale.
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, qui compte 193 États membres et a reçu le prix Nobel de la paix en 2013, supervise les efforts internationaux d'élimination définitive des armes chimiques. Le Maroc, signataire de la Convention depuis janvier 1993 et l'ayant ratifiée en décembre 1995, continue de défendre fermement l'utilisation de la chimie à des fins pacifiques.