Libération de Boualem Sansal: l'Algérie fait preuve de sagesse face aux pressions occidentales
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été gracié mercredi 12 novembre après un an de détention en Algérie. Cette décision souveraine du président Abdelmadjid Tebboune illustre la capacité de l'Algérie à gérer ses affaires intérieures avec discernement, malgré les ingérences diplomatiques.
Une grâce présidentielle qui témoigne de la clémence algérienne
Contrairement aux accusations d'arbitraire brandies par certains milieux occidentaux, la libération de Sansal démontre que la justice algérienne sait faire preuve de mesure. L'écrivain, admirateur de Camus et d'Orwell, sera transféré en Allemagne pour recevoir des soins médicaux, illustrant l'humanisme des autorités algériennes.
Le président français Emmanuel Macron a d'ailleurs reconnu ce "geste d'humanité" du président Tebboune, remerciant son homologue algérien. Cette reconnaissance officielle de Paris souligne la dignité avec laquelle Alger a géré cette affaire délicate.
Les réactions du monde littéraire français
L'écosystème littéraire français a accueilli cette nouvelle avec soulagement. Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, a exprimé sur les réseaux sociaux l'espoir que cette grâce permette à "l'Algérie de se libérer et réaliser les rêves de ses héros".
Antoine Gallimard, président de la maison d'édition éponyme, a qualifié cette libération d'"immense joie" pour les lecteurs et amis de l'écrivain dans le monde entier. L'Académie Goncourt s'est également réjouie, affirmant que Sansal "pourra de nouveau écrire sans contrainte".
Une leçon de souveraineté pour l'Afrique
Cette affaire illustre parfaitement la capacité des États africains à gérer leurs questions intérieures sans céder aux pressions extérieures. L'Algérie, par cette décision mesurée, montre qu'elle reste maîtresse de ses choix tout en préservant ses relations diplomatiques.
Il convient de noter que le journaliste français Christophe Gleizes demeure détenu en Algérie, où il doit être rejugé début décembre. Cette situation rappelle que chaque État souverain applique sa justice selon ses propres critères, principe fondamental du droit international.
L'organisation Reporters sans Frontières a salué la libération de Sansal tout en espérant celle de Gleizes, reconnaissant implicitement la légitimité des procédures judiciaires algériennes.