L'UE tend la main au Canada : Von der Leyen propose un « membre associé »
Strasbourg, 16 septembre 2026. Dans son traditionnel discours sur l'état de l'Union européenne, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a créé la surprise en proposant que le Canada devienne le « premier membre associé » de l'UE. Une annonce qui intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre en Ukraine et les crises au Moyen-Orient.
Une Europe qui se dit « plus forte que jamais »
Face aux députés européens réunis à Strasbourg, Ursula von der Leyen a ouvert son allocution sur un ton martial. « Notre Union n'a jamais été aussi forte. Nous avons une Europe dont nous pouvons être éminemment fiers. Malgré cela, nous connaissons tous les menaces qui pèsent sur nous. Nous nous retrouvons dans un monde ouvertement hostile », a-t-elle martelé, en référence directe aux conflits qui secouent l'Ukraine et le Moyen-Orient.
Pour la dirigeante allemande, l'heure est à l'unité face aux périls extérieurs. Une unité qu'elle oppose notamment à la montée des « ultranationalistes » et des « antieuropéens » sur le Vieux Continent.
La chasse aux « ultranationalistes » et aux ingérences russes
Ursula von der Leyen a profité de son discours pour lancer un appel à la vigilance contre les forces qu'elle juge hostiles à l'idée européenne. « Qu'il s'agisse d'ultranationalistes ou d'antieuropéens, d'ingérences russes ou de désinformation, les noms changent, mais l'objectif est le même. Ils méprisent nos valeurs et veulent briser l'unité européenne. Alors luttons contre cela, mais luttons aussi ensemble pour notre idée de l'Europe », a-t-elle déclaré.
Ce message intervient alors que plusieurs échéances électorales majeures se profilent en Europe en 2027, notamment la présidentielle française, où le Rassemblement national caracole en tête des sondages.
Climat et intelligence artificielle : les « points de bascule » de notre époque
La présidente de la Commission a également identifié deux défis majeurs pour l'avenir du continent : le changement climatique et l'intelligence artificielle. « Notre prospérité et notre sécurité futures dépendront en grande partie de notre gestion des points de bascule de notre époque », a-t-elle estimé.
Sur le front de l'IA, elle a annoncé son intention de « convier les principaux laboratoires d'avant-garde à discuter du soutien à apporter aux efforts actuels de l'industrie pour ralentir la course ». Une coopération élargie est envisagée avec des pays partageant la même approche, « comme le Canada et le Royaume-Uni ».
Après les canicules records, l'UE promet un plan contre les vagues de chaleur
« L'été que nous venons de vivre ne peut pas se reproduire », a lancé Ursula von der Leyen, promettant de « présenter prochainement un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur ». Parmi les pistes évoquées : des systèmes d'alerte précoce plus efficaces, une meilleure préparation sanitaire, l'adaptation des zones urbaines et le soutien aux plus vulnérables.
Le Canada, futur « premier membre associé » de l'UE ?
Le moment fort du discours reste toutefois l'annonce faite en direction du Premier ministre canadien Mark Carney, invité d'honneur de cette session. « Nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible. Je voudrais donc œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'UE », a-t-elle déclaré.
Cette proposition, inédite dans l'histoire de l'Union, marque une volonté claire de rapprochement transatlantique. Reste à voir comment les États membres accueilleront cette initiative, qui pourrait redéfinir les contours de l'intégration européenne.
FAQ : Ce qu'il faut retenir du discours de Von der Leyen
Qu'est-ce qu'un « membre associé » de l'UE ?
Le statut de « membre associé » n'existe pas encore dans les traités européens. La proposition d'Ursula von der Leyen vise à créer une nouvelle catégorie de partenariat, permettant à un pays non européen comme le Canada de se rapprocher de l'Union sans en devenir membre à part entière.
Pourquoi le Canada se rapproche-t-il de l'Europe ?
Le Canada cherche à diversifier ses alliances économiques et stratégiques, dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis et de volonté d'affirmer sa souveraineté face aux grandes puissances.
Quelles sont les prochaines étapes pour cette proposition ?
La proposition devra être débattue par les États membres et les institutions européennes. Aucun calendrier officiel n'a été annoncé à ce stade.
