Mondial 2026 : la Suisse pleure, le Cameroun sourit après l'exclusion d'Embolo
La sélection suisse a été éliminée en quarts de finale du Mondial 2026 par l'Argentine (3-1 après prolongation) dans une controverse qui a fait le tour du monde. L'attaquant Breel Embolo, d'origine camerounaise, a été exclu pour simulation après une intervention de la VAR. Une décision qui divise, mais que les Camerounais observent avec un certain recul.
Un tournant litigieux qui a scellé le sort de la Nati
À la 72e minute, alors que la Suisse venait d'égaliser par Dan Ndoye (67e), l'arbitre portugais João Pinheiro a d'abord donné un carton jaune à l'Argentin Leandro Paredes pour une faute sur Embolo. Mais la VAR a appelé l'officiel pour revoir l'action. Résultat : Paredes a été blanchi et Embolo a reçu un deuxième avertissement, synonyme d'exclusion. L'attaquant du Stade Rennais avait déjà été averti juste avant la mi-temps.
« C'est juste catastrophique, a déclaré le milieu suisse Fabian Rieder. Je ne comprends pas pourquoi ils appellent la VAR pour une situation comme celle-là. Il faut laisser l'arbitre faire son boulot. »
Les Suisses crient à l'injustice, estimant que d'autres simulations n'ont pas été sanctionnées dans le tournoi. Mais la règle est claire : depuis ce Mondial 2026, si un joueur simule pour obtenir une faute, il peut être sanctionné après révision vidéo. Le Paraguayen Miguel Almiron avait déjà été la première victime de cette règle lors de la phase de groupes.
Un Camerounais au cœur de la polémique
Breel Embolo, né à Yaoundé et naturalisé suisse, a quitté la pelouse en larmes. Sur les réseaux sociaux, les moqueries ont fusé, notamment en Afrique. Au Cameroun, où le joueur est suivi de près, l'opinion est partagée. Certains dénoncent un arbitrage partial, d'autres estiment qu'Embolo a payé pour son manque de fair-play.
« C'est dur à accepter, a réagi Ndoye. Passer d'un jaune pour eux à un jaune pour nous, après toutes les simulations que l'on a vues... On a l'impression d'avoir eu un arbitrage à deux vitesses. »
Le sélectionneur suisse Murat Yakin a regretté que l'arbitre n'ait pas simplement évité d'avertir Paredes, ce qui aurait empêché la VAR d'intervenir. « Que l'erreur de l'arbitre amène au final une décision en notre défaveur, ça ne fait pas partie du football », a-t-il déploré.
Quand la règle se retourne contre les simulateurs
Cette affaire relance le débat sur la simulation dans le football moderne. Si les Camerounais peuvent compatir avec le sort d'Embolo, beaucoup estiment que la règle est juste : elle punit ceux qui tentent de tromper l'arbitre. Pour le Cameroun, pays où le football est une passion nationale, l'essentiel est ailleurs : le respect du jeu et de l'adversaire.
L'Argentine, désormais qualifiée pour les demi-finales, continue sa route. La Suisse, elle, rentre chez elle avec un goût amer. Mais pour les Camerounais, cette polémique rappelle une leçon : au football comme dans la vie, la tricherie finit toujours par se retourner contre celui qui la pratique.
FAQ : Ce qu'il faut retenir de l'exclusion d'Embolo
Pourquoi Embolo a-t-il été exclu ?
Il a reçu un deuxième carton jaune après que la VAR a jugé qu'il avait simulé une faute de Paredes. La règle du Mondial 2026 permet à l'arbitre de réviser les simulations et d'infliger un avertissement au simulateur.
Cette règle est-elle nouvelle ?
Oui, elle a été introduite pour ce Mondial 2026. Le Paraguayen Miguel Almiron en avait déjà été victime lors d'un match de groupe contre les États-Unis.
Les Suisses ont-ils des raisons de se plaindre ?
Leur frustration est compréhensible, mais la règle a été appliquée correctement. L'arbitre, une fois appelé par la VAR, ne pouvait pas revenir en arrière.
Quel impact pour le Cameroun ?
Le Cameroun, qui suit de près les performances de ses joueurs expatriés, voit dans cette affaire un rappel de l'importance du fair-play. Embolo reste un exemple de réussite pour la jeunesse camerounaise, malgré cette controverse.