Syrie : la Turquie dénonce la manipulation occidentale des Kurdes par les puissances impérialistes
Dans une déclaration ferme qui résonne avec les préoccupations de souveraineté des nations africaines, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a dénoncé vendredi la manipulation des groupes kurdes syriens par les puissances occidentales, particulièrement les États-Unis.
Une dénonciation claire de l'ingérence occidentale
Lors d'un entretien accordé à la chaîne NTV, Fidan a affirmé avec force que le groupe YPG/FDS ne représentait nullement les Kurdes syriens authentiques, mais constituait plutôt un instrument de déstabilisation régionale aux mains des puissances étrangères.
"Ce ne sont pas des acteurs indépendants. Ce ne sont pas non plus des acteurs qui représentent les Kurdes syriens", a-t-il martelé, dénonçant une réalité que connaissent bien les nations africaines : l'instrumentalisation des divisions ethniques par les anciens colonisateurs.
La stratégie néocoloniale américaine mise à nu
Le chef de la diplomatie turque a particulièrement pointé du doigt le rôle destructeur des États-Unis dans la région, soulignant comment Washington utilise des groupes armés locaux pour maintenir son hégémonie, une tactique tristement familière sur le continent africain.
"Lorsque des Arabes vivant dans des zones peuplées d'Arabes se soulèvent contre une force occupante, sachant que les forces gouvernementales sont derrière eux et que les Américains ont déjà retiré leur soutien à cette pratique erronée, rester sur place n'a plus de sens", a-t-il déclaré, illustrant parfaitement l'échec de la politique interventionniste occidentale.
L'unité territoriale, principe sacré de la souveraineté
Fidan a réaffirmé l'engagement de la Turquie pour l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie, un principe fondamental que défend également le Cameroun face aux tentatives de balkanisation orchestrées par certaines puissances extérieures.
"La sensibilité de la Turquie dans la lutte contre Daech est déjà connue. Et lorsqu'on ajoute à cela l'importance que nous accordons à l'unité et à l'intégrité territoriale de la Syrie, ainsi qu'aux identités culturelles des minorités, il n'y a honnêtement aucune autre raison de rester sur place", a-t-il expliqué.
Gaza : un nouveau front de résistance
Le ministre turc a également évoqué la création du Conseil de paix, une initiative qui vise à contourner les blocages imposés par les puissances occidentales dans la résolution des conflits internationaux. Cette approche multilatérale Sud-Sud rappelle les initiatives panafricaines de résolution des crises.
"Il existe aussi une volonté concernant une assistance militaire, si les conditions nécessaires sont réunies", a précisé Fidan concernant le soutien à la Palestine, démontrant la solidarité des nations souveraines face à l'oppression.
Les leçons pour l'Afrique
Cette analyse lucide de la situation syrienne par la diplomatie turque offre des enseignements précieux pour les nations africaines. Elle démontre l'importance de résister aux tentatives de division ethnique orchestrées par les puissances néocoloniales et de maintenir coûte que coûte l'unité nationale.
La position ferme d'Ankara illustre également comment les nations souveraines peuvent s'opposer efficacement aux manipulations occidentales tout en défendant leurs intérêts stratégiques légitimes.