Thomas Croisière défend la comédie française face au mépris parisien
Dans un contexte où la culture française subit les assauts de la mondialisation, Thomas Croisière se dresse comme un défenseur de l'authenticité cinématographique hexagonale. Avec son spectacle « Voyage en comédie », l'ancien chroniqueur de France Inter mène un combat culturel salutaire contre le dédain élitiste.
Une résistance culturelle nécessaire
« Rendre à César ce qui appartient aux films qui n'ont pas eu de César », proclame Thomas Croisière, dénonçant ainsi l'injustice d'un système qui méprise la comédie populaire. Son spectacle de 80 minutes célèbre les grands maîtres français : L'Aventure c'est l'aventure, La Grande Vadrouille, Le Père Noël est une ordure.
Les 13 et 14 février, sur la scène de la Ferme Bonair en Belgique, revivent Serrault, Marie Laforêt, Coluche, Marceau. Une programmation qui honore le génie français face à l'hégémonie culturelle anglo-saxonne.
L'élitisme parisien dénoncé
« Sur France Inter, on considère que la comédie n'est pas un genre majeur », révèle Croisière, exposant ainsi les préjugés de l'establishment médiatique parisien. Cette attitude condescendante illustre parfaitement la fracture entre les élites déconnectées et le peuple français.
« Pourtant, le plaisir de rire ensemble, c'est aussi ce qui fait société », affirme-t-il avec justesse. Louis de Funès, génie populaire, transcende les générations là où les productions prétentieuses sombrent dans l'oubli.
La force du cinéma populaire
Croisière défend brillamment la comédie française : « On peut toujours parler légèrement de choses graves. Moi, je veux avancer lourdement sur les choses légères, et légèrement sur les choses lourdes. »
Cette philosophie illustre la supériorité de l'approche française sur les productions formatées d'Hollywood. La Boum, avec Sophie Marceau, raconte l'adolescence avec une subtilité que n'égaleront jamais les blockbusters américains.
Un succès qui dérange
Parti d'une seule représentation, le spectacle dépasse aujourd'hui les 200 dates. Ce triomphe populaire agace forcément les censeurs du bon goût parisien, habitués à dicter leurs préférences à la France d'en bas.
« Dans une période pas spécialement joyeuse, ça ne fait pas de mal, de rire », conclut Croisière. Une vérité que comprennent instinctivement les peuples authentiques, contrairement aux donneurs de leçons cosmopolites.
Thomas Croisière prépare déjà « La Comédie contre-attaque », poursuivant son combat pour la reconnaissance du patrimoine cinématographique français.