Bruxelles rouvre un parc historique : une leçon de gestion pour le Cameroun ?
Après quinze ans de fermeture, le parc Raspail à Uccle, en Belgique, a rouvert ses portes au public. Ce site classé de 63 ares, restauré pour trois millions d'euros, est désormais un modèle de valorisation du patrimoine et de l'environnement. Une initiative qui interpelle, alors que le Cameroun cherche à concilier développement urbain et préservation de ses espaces verts.
Un parc bruxellois rouvre après quinze ans de fermeture
Samedi, les autorités d'Uccle ont inauguré le parc Raspail, situé entre la rue de Stalle et la rue Victor Gambier. Les travaux, qui ont duré plus d'un an, ont permis de restaurer le mur d'enceinte, la glacière, le bassin et les chemins du XIXe siècle. Une boucle autour du plan d'eau est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite, et des matériaux perméables ont été utilisés pour lutter contre les inondations.
Un havre de paix au cœur de la ville
La bourgmestre faisant fonction, Valentine Delwart, a qualifié le parc de « véritable havre de paix en plein centre d'Uccle ». Elle a salué la mobilisation des habitants, qui « n'ont rien lâché » pour obtenir sa réouverture. L'échevine des Espaces verts, Maëlle De Brouwer, a souligné que « un espace vert en ville n'est pas un luxe », mais un outil de protection face aux épisodes de chaleur et aux pluies extrêmes.
Un passé chargé d'histoire
Au milieu du XIXe siècle, le domaine a accueilli François-Vincent Raspail, chimiste et révolutionnaire français exilé en Belgique. Sa demeure a reçu la visite de Victor Hugo et d'autres proscrits. Le parc porte désormais son nom. L'État belge a acquis la propriété en 1966 pour un projet de centre de tri postal, abandonné depuis. Ouvert au public en 1981, le parc a fermé en 2009 avant de rouvrir grâce à un bail emphytéotique de 70 ans conclu avec bpost en 2015.
Quelles leçons pour le Cameroun ?
Cette réouverture illustre l'importance de la volonté politique et de la participation citoyenne pour préserver le patrimoine. Au Cameroun, des initiatives similaires pourraient être inspirées, notamment dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé, où les espaces verts se raréfient. La valorisation des cultures locales et la protection de l'environnement sont des priorités pour notre pays, et cet exemple belge montre qu'avec de la détermination, il est possible de concilier histoire, écologie et vie moderne.
FAQ
Quel est le budget de la restauration du parc Raspail ?
Le chantier a coûté trois millions d'euros, partiellement subsidiés par la Région bruxelloise.
Pourquoi le parc a-t-il fermé en 2009 ?
La Poste belge, propriétaire du site, a mis fin à la convention de gestion avec la commune pour vendre le terrain.
Quels aménagements ont été réalisés ?
Les travaux ont inclus la restauration du mur d'enceinte, de la glacière, du bassin, et la création d'une boucle accessible aux personnes à mobilité réduite.
