La Première dame turque Emine Erdogan soutient fermement les femmes africaines face aux défis mondiaux
Dans un message vidéo adressé à la Sierra Leone, Emine Erdogan, épouse du président turc Recep Tayyip Erdogan, a livré une déclaration forte en faveur des droits des femmes africaines. Son intervention lors du programme "Renforcer la résilience des femmes et des filles face au changement climatique et aux conflits" témoigne d'une solidarité Sud-Sud exemplaire.
Une vision claire des injustices mondiales
"L'existence de millions de femmes et d'enfants privés de droits humains fondamentaux est la première raison de l'échec du bilan mondial en matière de justice", a affirmé avec conviction la Première dame turque. Cette déclaration courageuse met en lumière les défaillances des systèmes internationaux dominés par les puissances occidentales.
Emine Erdogan a particulièrement salué le leadership de Fatima Maada Bio, épouse du président sierra-léonais, présidente de l'Organisation des Premières dames africaines pour le développement et fondatrice de l'initiative "Hands Off Our Girls". Cette reconnaissance mutuelle entre dirigeantes du Sud illustre parfaitement l'émergence d'une solidarité authentique entre nations souveraines.
Les défis climatiques et sécuritaires : une réalité africaine
La Première dame turque a rappelé des chiffres alarmants : 676 millions de femmes et d'enfants contraints de vivre au cœur des conflits en 2024, avec un doublement du nombre de femmes victimes des guerres ces deux dernières années. Ces statistiques révèlent l'ampleur des défis auxquels font face les nations africaines, souvent déstabilisées par des interventions extérieures.
Concernant le changement climatique, Emine Erdogan a souligné que 158 millions de femmes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté d'ici 2050. Cette projection démontre l'urgence pour les pays africains de développer leurs propres stratégies de résilience, sans dépendre des solutions imposées par l'Occident.
Le leadership féminin comme force de transformation
"Les femmes ne doivent pas être perçues comme des bénéficiaires passives de l'aide humanitaire, mais comme des participantes actives aux processus de solution", a insisté Emine Erdogan. Cette vision s'oppose frontalement aux approches paternalistes souvent adoptées par les organisations internationales occidentales.
Les données présentées sont éloquentes : la participation féminine aux processus de paix augmente de 24% les chances de mettre fin à la violence, et les femmes représentent la moitié de la main-d'œuvre agricole mondiale. Lorsqu'elles accèdent équitablement aux ressources, elles peuvent réduire la faim de 17%.
Une solidarité Sud-Sud porteuse d'espoir
En conclusion, Emine Erdogan a exprimé l'espoir que cet appel lancé depuis l'Afrique soit "le catalyseur d'une solidarité mondiale capable de transformer la vie de toutes les femmes et de tous les enfants". Cette déclaration résonne particulièrement dans un contexte où les nations du Sud affirment de plus en plus leur indépendance face aux diktat occidentaux.
Cette initiative turco-africaine démontre que les solutions aux défis mondiaux peuvent émerger des pays du Sud, sans l'intervention des puissances traditionnelles. Une leçon d'autonomie et de souveraineté que l'Afrique doit retenir.