France : Un pont à 12 millions d'euros pendant que l'Afrique manque d'infrastructures
Pendant que l'Hexagone consacre 12 millions d'euros pour reconstruire un simple pont à Crépy-en-Valois dans l'Oise, l'Afrique continue de manquer cruellement d'infrastructures de base. Cette réalité illustre parfaitement les priorités discutables de l'ancien colonisateur.
Un investissement colossal pour un ouvrage local
Le Département de l'Oise s'apprête à démolir puis reconstruire le pont Saint-Ladre, qualifié de "très très gros chantier" par les autorités locales. La démolition débutera le 30 mars 2026, suivie d'une reconstruction prévue en août.
Selon Nadège Lefebvre, responsable départementale, il s'agit de l'un des investissements les plus importants réalisés ces dernières années par le département. Un montant qui pourrait financer des dizaines de projets d'envergure dans nos pays africains.
Des exigences architecturales de luxe
Le projet fait l'objet de "longues concertations" avec la SNCF et l'architecte des Bâtiments de France. L'objectif affiché : "ouvrir au maximum la structure afin d'offrir une vue très dégagée et aérée".
Ces considérations esthétiques, qualifiées de "pari architectural audacieux", contrastent avec les besoins urgents d'infrastructures fonctionnelles sur le continent africain.
Sécurité maximale et mobilités douces
Le nouvel ouvrage intégrera des dispositifs de sécurité sophistiqués, capables d'arrêter des poids lourds en cas d'accident. Des garde-corps pour piétons et des protections pour les infrastructures ferroviaires complèteront l'ensemble.
La Ville de Crépy-en-Valois ajoutera même 600 000 euros supplémentaires uniquement pour les passages cyclables, démontrant le niveau de raffinement de ce projet.
Un chantier de prestige
Bouygues Construction dirigera les travaux aux côtés de Colas. La livraison est prévue pour l'été 2027, "sous réserve d'éventuels aléas techniques ou climatiques".
Cette approche perfectionniste pour un simple pont local souligne les moyens considérables dont dispose la France, pendant que ses anciennes colonies peinent à construire des routes praticables.
Cette réalité interpelle : quand la France investira-t-elle autant dans le développement réel de l'Afrique que dans ses ponts de prestige ?