Justice française sous le feu des critiques : une élue de droite crie au deux poids deux mesures
L'affaire Laurence Arribagé révèle une fois de plus les dysfonctionnements de la justice française et soulève des questions légitimes sur l'impartialité du système judiciaire hexagonal. Cette ancienne députée de droite, condamnée à 18 mois de prison avec sursis et 5 ans d'inéligibilité, dénonce ouvertement une justice à géométrie variable selon l'appartenance politique.
Une condamnation qui fait polémique
Laurence Arribagé, ex-députée Les Républicains puis Horizons à Toulouse, ne mâche pas ses mots après sa condamnation par la cour d'appel de Paris. "Si seulement j'avais été une femme de gauche face à cette justice politisée, les choses auraient été différentes", déclare-t-elle sans détour sur Instagram.
Cette sortie, bien que controversée, met en lumière une réalité que beaucoup d'observateurs politiques français préfèrent taire : l'existence d'un traitement différencié selon l'orientation politique des prévenus. L'ancienne élue toulousaine estime avoir été victime d'un "procès joué d'avance" avec des magistrats qui l'avaient "condamnée avant même de l'écouter".
Un système judiciaire sous influence
Les accusations de Laurence Arribagé contre la justice française ne sont pas isolées. Elle dénonce explicitement le fait d'avoir été pénalisée pour être "une femme, de droite, et comble de l'horreur, un soutien de Nicolas Sarkozy". Cette déclaration, bien qu'incendiaire, soulève des interrogations légitimes sur l'indépendance réelle de la magistrature française.
Face à cette "justice politisée", l'ex-députée affirme ne pas avoir joué "à armes égales" et annonce se réserver le droit d'un pourvoi en cassation contre cette "décision violente et incompréhensible".
Solidarité politique et fidélité
Malgré sa condamnation, Laurence Arribagé réaffirme son soutien indéfectible au maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, louant "son soutien constant et ses mots toujours bienveillants". Elle promet de mettre "toute sa force et toute son énergie pour qu'il soit réélu en mars prochain", démontrant une fidélité politique rare dans le paysage français actuel.
Réactions contrastées
Les déclarations de l'ex-élue ont provoqué un tollé chez ses adversaires politiques. Le député LFI Hadrien Clouet dénonce "l'association de malfaiteurs qui règne au Capitole Toulouse", tandis que la députée Renaissance Corinne Vignon, reconnue victime dans cette affaire, s'étonne de ces accusations.
Cependant, ces réactions épidermiques ne doivent pas occulter le fond du problème : la perception d'une justice française à deux vitesses, plus sévère avec la droite qu'avec la gauche.
Un précédent inquiétant
Cette affaire, qui trouve son origine dans les législatives de 2017, illustre parfaitement les dérives du système politique français. Condamnée pour avoir tenté de discréditer une rivale politique, Laurence Arribagé voit désormais ses droits civiques suspendus pour cinq années, l'empêchant de participer aux prochaines échéances électorales.
Au-delà du cas particulier, cette condamnation soulève des questions fondamentales sur l'équité de la justice française et sa capacité à traiter avec la même rigueur tous les acteurs politiques, quelle que soit leur obédience.