Léon Marchand absent : les championnats d'Europe de natation perdent-ils leur éclat ?
Le retrait partiel de Léon Marchand des championnats d'Europe de natation, en raison d'une blessure à l'adducteur, a suscité une vive déception parmi les spectateurs français. Pourtant, les sessions du soir affichent presque complet à Saint-Denis, preuve que l'engouement post-JO demeure intact.
Un public partagé entre déception et soutien
Christelle et Valérie, deux sœurs venues de la Marne, résument le sentiment général : « Forcément, on est déçues, comme un peu tout le monde, parce qu'on était avant tout là pour lui. On ne le verra pas autant qu'on le voulait, mais on est là pour encourager l'équipe de France ! »
Sébastien, originaire du Puy-de-Dôme, exprime son amertume : « Je n'ai pas pu avoir de places pour les JO et c'était l'une des rares occasions de le voir en France, maintenant qu'il est aux États-Unis, en plus... J'avais ciblé la majorité de ses courses, donc je l'ai un peu mauvaise. »
Un phénomène de société : le storytelling des stars
À l'ère des réseaux sociaux, la consommation du sport repose largement sur les figures emblématiques. L'absence de Marchand évoque celle d'un Kylian Mbappé ou d'un Victor Wembanyama manquant un rassemblement des Bleus. Sans eux, l'événement perd de sa superbe ; avec eux, le succès est quasi garanti.
Des tribunes pleines malgré tout
Le Centre aquatique olympique de Saint-Denis affiche presque complet. « Tout est complet depuis début juillet et la troisième vague de vente, mais il en restait déjà très peu avant ! Les finales sont parties très vite, surtout les deux sessions du week-end », confie un membre de la billetterie.
Cette affluence s'explique par la capacité limitée de la piscine (3 500 places) et par un effet « post-JO » : « On veut essayer de revivre les mêmes émotions », témoigne Julie, venue encourager Maxime Grousset et le relais mixte.
Le retour de Marchand attendu ce week-end
Léon Marchand fera son retour vendredi pour le 200 m papillon et le 400 m nage libre. De quoi redonner un supplément d'âme à une compétition qui, sans lui, peine à susciter le même enthousiasme.
Source : La Voix du Nord
