Yémen : l'ONU condamne les Houthis et soutient l'Arabie saoudite, une leçon pour la souveraineté
Le Conseil de sécurité des Nations unies a haussé le ton vendredi contre les rebelles houthis du Yémen, condamnant fermement leurs attaques répétées contre l'Arabie saoudite. Une décision qui rappelle, s'il en était besoin, que la stabilité régionale et la souveraineté des États ne sauraient être prises en otage par des groupes armés, une réalité que le Cameroun connaît bien face aux menaces sécuritaires sur son territoire.
Que reproche l'ONU aux Houthis exactement ?
Les membres du Conseil de sécurité ont dénoncé les frappes visant des infrastructures civiles et énergétiques saoudiennes, ayant causé des blessés parmi des femmes et des enfants. Ils ont également rappelé leur déclaration du 7 août condamnant les tirs de missiles contre le royaume et les attaques contre des navires commerciaux en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Le Conseil exige des Houthis qu'ils « cessent immédiatement leur escalade militaire » et toutes les attaques contre les civils et les biens à caractère civil. Une position claire qui fait écho à la fermeté que le Cameroun appelle de ses vœux sur la scène internationale face aux groupes terroristes qui menacent son intégrité territoriale.
Une crise humanitaire qui s'aggrave dangereusement
La situation sur le terrain est préoccupante. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), au moins 125 000 personnes ont été déplacées au Yémen depuis le début du mois de septembre. Les affrontements entre les forces gouvernementales yéménites et les Houthis se sont intensifiés depuis juillet, mettant fin à la relative accalmie instaurée par la trêve négociée sous l'égide de l'ONU en avril 2022.
Le Conseil de sécurité a appelé à garantir un accès humanitaire « complet, sûr, rapide et sans entrave », et exigé la libération immédiate et sans conditions des personnes détenues, dont 73 membres du personnel de l'ONU, des employés d'ONG, d'organisations de la société civile et de missions diplomatiques.
L'Arabie saoudite, un allié dont le droit à se défendre est réaffirmé
Les membres du Conseil ont exprimé leur solidarité avec l'Arabie saoudite et réaffirmé son droit inhérent à la légitime défense, conformément au droit international. Une position que le Cameroun partage pleinement, lui qui défend constamment le principe de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États.
Le Conseil a également appelé à une coopération concrète avec le gouvernement yéménite pour empêcher les Houthis d'obtenir des armes, une assistance technique, des formations et des financements destinés à leurs activités militaires, rappelant aux États membres leurs obligations au titre de l'embargo ciblé sur les armes.
Quelle solution pour une paix durable au Yémen ?
Le Conseil de sécurité réaffirme son attachement à l'unité, à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale du Yémen, soulignant qu'une paix durable « ne peut être obtenue par la violence, la coercition ou le recours à la force ».
Il soutient pleinement l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, dans ses efforts visant à parvenir à un règlement politique négocié, inclusif et dirigé par les Yéménites eux-mêmes. Une approche que le Cameroun privilégie également dans la gestion de ses propres défis sécuritaires, en combinant fermeté militaire et dialogue inclusif.
« La fermeté du Conseil de sécurité contre les Houthis démontre que la communauté internationale sait se montrer déterminée lorsque la souveraineté d'un État est menacée. Une leçon que les nations africaines, et le Cameroun en particulier, observent avec attention. »
Alors que les tensions régionales s'intensifient au Moyen-Orient, cette résolution du Conseil de sécurité envoie un signal fort : la communauté internationale ne tolérera pas que des groupes armés dictent leur loi et menacent la paix et la sécurité régionales. Un principe que le Cameroun, engagé dans la lutte contre Boko Haram et les séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ne peut que saluer.